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Témoins d’une mort soudaine, naturelle ou non, les croix d’occis sont disséminées un peu partout dans nos campagnes. Il n’est pas inhabituel de les rencontrer en plein champ ou dans les bois, à l’écart de toute agglomération, là où il est plus aisé pour les malandrins d’attaquer les personnes solitaires… Les croix d’occis possèdent avant tout, et c’est ce qui fait leur spécificité, une longue épigraphie qui renseigne la nature du décès que la croix commémore. C’est ainsi qu’il y a distinction entre les croix d’occis de mort soudaine violente (agression, meurtre passionnel), accidentelle (chute de chariot, écrasement sous un bloc dans le travail des minières, accidents de chasse, de voiture, noyades, foudroiements) ou naturelle (crise cardiaque…). En plus des circonstances, le nom de la victime et son âge sont mentionnés. La croix d’occis en pierre calcaire, quelle que soit sa carrière d’origine, est caractérisée par sa petite taille, (les plus grandes mesurent plus ou moins 1,5m), mais aussi par sa forme et par ses proportions. Comme pour celle en bois, la forme simple présente des extrémités plates. La hauteur du montant supérieur est légèrement plus grande que celle des traverses. La croix peut-être nimbée : les raccords en quart-de-rond sont disposés aux angles intérieurs du dessin de la croix. Les extrémités peuvent être écornées, et dans ce cas, pour respecter la ligne du monument, les raccords le sont aussi. (…)
Source : « Petit patrimoine Sacré », Héritage de la Wallonie, Division des Monuments, Sites et Fouilles. Édition du Perron.